Se voir le plus possible...

Ces vers, c’est notre été, nos instants, notre histoire. Nos unissons si riches. Notre façon si similaire de donner autant que recevoir, humblement, avec cette impression au cœur qu’on ne mérite pas ce que l’Autre nous tend, nous offre.
Je rêverais là, de retrouver cette paix que j’éprouve lorsqu’Il est tout près de moi, que son regard me berce juste pour découvrir ce que je ressens et le deviner si bien et me dire juste qu’il le voit « Parce que je te regarde » et être touchée au cœur, ou bouleversée par tant de compassion et tant d’amour. Retrouver juste nos centres qui se vivent avec cet appétit qui nous caractérise pour tout ce qui fait l’Autre. Tout indifféremment.
Et aimer autant la lumière que l’ombre qui façonne son Autre enfin trouvé, là, sur notre chemin qui ne pensait plus pouvoir contenir tant de bon…
Il me manque tant. Deux longues semaines écoulées. Encore celle-là, juste 5 jours et 5 nuits, le plus dur est fait… Et puis la porte s’ouvrira, je me loverai contre sa poitrine et le temps pourra continuer sa course sans que je m’en soucie. Moi, je goûterai de nouveau à cette paix, à ma joie, à cet amour inespéré…
C’est tout qui me manque. Ma main qui se pose sur lui, mon regard qui ne peut l’embrasser, mon corps qui ne peut se repaître. Le dernier bisou du soir, nos corps qui s’endorment emmêlés et serrés le plus possible. Le premier bisou du matin, nos corps qui se retrouvent et se mélangent à nouveau, nos membres engourdis de sommeil... Et c’est vrai de tout instant. Des plus doux, des plus simples aux plus dépravés.
Il n’y a aucun moment qui manque plus que l’autre. Tous parlent de la même chose…
J’ai goûté à une paix que je n’avais jamais connue jusqu’alors. Et ce n’est pas la résultante d’un lieu, d’un endroit ou d’activités menées à bien. Rien de tout cela.
Lui. Rien que Lui. Juste sa présence, savoir qu’il est là, autour, contre ou en, moi.
40 ans ainsi risquent de me paraître bien court…
Tazounette