Un p'tit beurre, des touyous...

Bon anniversaire, mon Amour ![]()
J'ai passé de longues minutes (j'aurais bien dit des heures, pour en rajouter, hein, mais neurologiquement, ce n'est pas vraissemblable) à écumer ce qui se fait de plus tarte mieux en terme de sites de gifs, à la recherche d'un gâteau d'anniversaire. Je vous passe les coloris, les dessins approximatifs, les mauvais goûts divers, l'Almanach Vermot, à côté, c'est la Pléïade en reliure pleine peau, minimum. Je vous épargne également l'incommensurable peur au ventre quand il faut bien, de guerre lasse, aller au bout de soi et choisir, oui, choisir parmi tous l'objet terrible de ma déchéance.
Déchéance. Oui, le mot n'est pas trop fort.
Bâtir avec tant de patience, d'amour et d'évidence une belle relation, trouver dans cette jungle d'erreurs et d'errances celle-qui, plier le monde pour que nos routes se croisent et ne se quittent plus, et foirer misérablement en ce jour faste ! N'avoir rien d'autre à proposer que ce gif pourri, choisi par dépit, dans l'urgence (finalement même pas un gâteau !!), avant que les quelques neurones à peine remis d'un dimanche matin atomique ne grillent dans le crépitement sec de leur combustion de désespoir.
...
J'aurais pu, par exemple, l'appeler tôt ce matin et malgré cette damnée distance, être le premier à lui parler pour lui souhaiter son anniversaire, lui volant au passage quelques secondes... J'aurais pu.
J'aurais pu lui pourrir sa boîte mail d'un mail, ou pourquoi pas d'un mail toutes les heures, tiens, pour lui souhaiter un bon, un joyeux, un merveilleux anniversaire. J'aurais pu.
J'aurais pu cogiter, longuement, et lui concocter un joli programme d'anniversaire, décalé dans le temps, peu importe, puisqu'il faut composer avec la distance, mais romantique à souhait, dans la simplicité d'un programme fait par moi, pour elle. En juillet par exemple. J'aurais pu lui annoncer, lui dire sans trop en dire pour qu'elle profite, tout ce temps restant, de cette perspective annoncée, de ce temps d'un autre consacré à elle, elle qui ne s'en croit pas digne. Elle qui ne se doute pas du plaisir que j'ai à lui donner autant qu'à prendre d'elle. J'aurais pu.
J'aurais pu étudier, finement, les cadeaux à lui faire (et je peux vous dire que cela aurait été vachement chié, parce qu'avec nos unissons à la con, elle me grille toutes mes idées, c'te bécasse, pensant à ce que je pense - pffff), et comploter, ruser avec un emploi du temps de la mort pour trouver les objets rares élus. J'aurais pu.
J'aurais pu, à défaut de le faire le jour même ou la nuit du jour même, lui promettre, présomptueux, que 45 n'est que le début, et qu'une nuit d'obéïssance lui fera toucher du bout de la craie la centaine ou l'épuisement. J'aurais pu.
Seulement voilà. Tout cela, je ne l'ai pas fait.
...
Pas encore.
...
Euh... enfin si, maintenant, c'est fait
Phin.