Elle et moi...

Publié le par Phin

 

Nous discutions, elle et moi, hier soir, via MSN, webcam et tout le toutim (à quand la websnif et la webtouch ?). Et dans la conversation, alors que nous revenions sur ce qui a fait que nous nous sommes très vite présentis puis reconnus, sur ce qui a fait naître une évidence à aujourd'hui non seulement intacte, mais même plus vive qu'aux premiers jours, il a été dit:

"Nos différences s'espéraient."

...

Et j'ai trouvé cette phrase, cette toute petite phrase à la hauteur de ce qui fait ce nous.

D'abord parce qu'une lecture stricto sensu cache à ceux qui courrent et ne montrent qu'à ceux qui se promènent, cette petite phrase de rien du tout jouant dans le registre que l'on affectionne elle et moi pour dire les choses, dans ce double degré de lecture qui fait d'une suite de mots univoques un texte subjectif.

Ensuite, parce que chaque mot tient sa place, sans jeu, sans vide, faisant sens.

Le mot différences pour dire nos valeurs de fond, communes, profondément communes et nos variabilités dans leurs modes d'expression, dans leurs proportions, dans leur caractère moteur, qui fait que rien ne nous choque de l'autre, rien de ce que fait l'autre n'est au-dessus de ce que l'on peut comprendre.

Nos
est important aussi, puisqu'il dit, au-delà de la réciprocité, en interligne, l'équilibre, la juste répartition, les miennes, les siennes, en égale considération.

Le pronom réfléchi dit lui, là encore en allant jusqu'à la double lecture, non pas la réflexivité en retrour sur soi, ou en retour sur un pot commun de différences, mais une gourmandise des différences de l'autre : mes différences espéraient les siennes, et les siennes espéraient les miennes, sans me changer, sans la changer.

Enfin, espéraient dit toute la dimension d'attente, de déception, d'errances, d'erreur, de renoncement, d'abandon, où l'imparfait réinjecte dans cette suite de solitude, un doux parfum de révolu. En laissant la douceur de cet imparfait diffuser, on y trouve même des nuances étonnantes, au-delà de l'issue heureuse, d'incrédulité, d'étonnement, de gourmandise, de remède à nos errances d'être.

Cette toute petite phrase dit tant de choses pour qui écoute. Dites-vous que chaque seconde partagée a la même profondeur, et vous aurez une idée de nous.

Phin.

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T
En fait, C, connaissant l'auteur, je pense que c'est totalement prémédité !!!! Mais en fait, pour être parfaitement honnête, il manque deux coeurs par personnage : un dans la tête, un sur le coeur et un "en bas"... Et là, oui, on aura une vraie idée du "nous" !<br /> ;o)
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P
<br /> <br /> Dans le mille ! ;-)<br /> <br /> Bon, faut que t'arrête, hein ?! A lire dans mes pensées comme ça, je vais finir par tomber amoureux, moi ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
C
Bon, mon commentaire va faire complètement déplacé, sur un billet d'analyse textuelle comme ça, qui parle si bien de votre relation... mais tant pis, je me lance et j'assume hihi ... C'est voulu, que le coeur masculin soit là où il soit sur la ptite image? ou alors est-ce un pur hasard?? :-o<br /> J'avais prévenu, sorry... je sors ^^
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P
<br /> <br /> Manager, donc professionnellement impliqué dans la pratique de la nature humaine, j'ai pour habitude de dire qu'il n'y a pas de questions bêtes, mais des<br /> réponses... Tu as raison de demander ;-)<br /> <br /> Bon. De manière générale, l'illustration n'est jamais innocente ;-) Par contre, c'est souvent sujet à décodage, plus ou moins direct avec le texte, suivant les opportunités de ce que je trouve<br /> sur le Net, en rapport avec mon truc...<br /> <br /> Donc là, il s'agissait de traiter de la différence, des différences... J'en ai visionnées des dizaines et celle-ci m'a plu, parce qu'elle parle de nous (et c'est aussi le sujet du billet !). A la<br /> base, cette vignette illustre simplement et joliment le sens commun qui dit grosso modo qu'un homme a besoin de faire l'amour pour aimer et qu'une femme a besoin d'aimer pour faire l'amour. Ce<br /> qui, à mon sens, n'est pas loin d'être vrai. Mon sentiment, là-dessus, n'est pas tant de lutter contre cet état de fait, naturel, donc déterminé, et donc impliable par la seule volonté... Il faut<br /> un peu de sagesse pour dépasser cette boutade à la morale prout-prout, l'admettre, et comprendre que cela ne réduit ni la qualité et le don des galipettes, ni la qualité et la profondeur de<br /> l'amour, ni de l'homme, ni de la femme. C'est juste une différence en terme de proportion, et terme d'appréhension instinctive, et puisque le plus beau, c'est quand il y a les deux, à quoi bon<br /> s'exciter sur cette notion d'ordre ? ;-)<br /> <br /> Mais, dans le cas employé ici, cette référence premier degré en lecture était une forme d'élipse pour dire ce que Tazounette (et c'est pour ça que je l'aime si fort) a dit dans son commentaire à<br /> ce billet, avec deux degrés de liberté supplémentaires en ce qui nous concerne:<br /> - l'amour se porte au coeur, au sexe et à la tête, pour dire la trinité ;-) entre la sexualité (majeure), le sentiment (majeur) et l'intellect (majeur)... hein ? Ah oui, merde, les trois sont<br /> majeurs ;-)<br /> - chacun de nous deux pourrait porter un coeur aux endroits sus-cités, indifféremment de son genre...<br /> <br /> Le dessin est donc effectivement second degré en ce sens... le sens commun, pour dire plus, en échos...<br /> <br /> Bon, je te rassure, hein, ne vas pas du coup te prendre le choux sur toutes les vignettes !!! ;-) en te disant "alors, mais donc, si le second degré dit ça, alors donc, en 17ième lecture, est-ce<br /> que bon, on peut alors penser que non ?" ;-)))<br /> <br /> C'est selon ;-)<br /> <br /> Ah oui, une dernière chose, importante : merci de tes lectures et de tes commentaires ;-)<br /> <br /> <br /> <br />