Petite histoire de trac

Voilà, maintenant que notre endroit est totalement « chiadé », qu’il est prêt à rouler, les auteurs se bloquent…
L’idée a germé depuis quelques mois. D’ailleurs notre histoire est née ainsi… De mots échangés, entre blogueuse et lecteur, dans un premier temps. Puis, lorsque sous les mots on sentait que nos chemins avaient à se croiser, le jeu du chat et de la souris a duré un certain temps…
Ensuite, notre histoire étant encore à ses balbutiements, les mots échangés ont eu une source supplémentaire…
Entre blogueur et lectrice…
En commun, nous avons un goût certain pour les mots, les différents registres de langage, puis de fait, de lectures, les degrés qui s’ajoutent au premier et les jeux multiples que ces associations de lettres permettent...
Depuis un certain temps donc, l’envie d’échanger sur un lieu commun, nous permettant, chacun, de nous exprimer tout en partageant un « vrai chez nous », encore bloqué dans la vraie vie. Une sorte de « chez-nous » avant l’heure.
Un jardin qui nous ressemble… (Soupir)…
Nous avons travaillé d’arrache-pied au look. Un long travail pointilleux, surtout pour les bannières.
« Et avec telle photo ? »
« Moui, mais non ! », et zou, on cherche encore… Puis on recommence. Changeant tantôt une photo, tantôt l’agencement, l’ordre…
Et puis nous avons trouvé. Enfin. Les bannières sont un mélange de nos goûts, nos gourmandises, nos passions, nos jeux, nos êtres aussi…
Cela fait quelques jours maintenant que notre univers est prêt… Depuis le temps que l’on attendait ça. C’est là, enfin !
Et curieusement, loin d’en devenir prolixe, on regarde notre univers ainsi fait de nous deux, on l’observe et la plume est coincée. Dans l’expectative.
Le même trac qu’avant une entrée en scène.
Souvenirs mémorables d’une année de théâtre merveilleuse et d’une dizaine de représentations, où j’étais juste derrière le rideau pendant que les copains continuaient leur scène. J’observais, l’excitation montait autant que la trouille, l’envie de faire pipi qui pointe, le mal de ventre qui augmente et là on entend un bas « C’est à toi »…
J’étais fébrile et excitée, mais rien n’aurait pu, là, à cette minute précise, m’empêcher d’entrer sur scène !
Je suis dans le même état ! Je le laisse durer un peu, parce qu’une fois qu’on est sur scène, cette excitation-là, cette seconde suspendue du « juste avant », n’est plus. Elle disparaît et laisse la place à son propre jeu, en complète osmose avec celui des autres, ou de l’autre…
J’ai la même excitation. Savoir Phin, juste là, derrière le rideau, comme moi, à côté de moi, vivant le même instant suspendu… En attendant ce signe disant : « C’est à vous ». Nous faisant franchir cette limite entre les coulisses et la lumière. Terrifiés et la gorge sèche mais heureux.
Heureux d’y être enfin !
Nous deux sur la blogosphère, avançant avec notre unité légendaire, vers ceux qui nous verront, nous liront, resteront ou partiront.
Etre. Faire. Dire. Ecrire. Accomplir.
Sur tout et sur n’importe quoi. Au gré des lectures, des citations qui nous touchent, du vécu, du rire, des larmes, des expériences, des bons côtés ou des mauvais côtés de la vie.
Le tout avec beaucoup d’âme, beaucoup d’authenticité et une grande, grande simplicité…
Ensemble…
Avec les mots…
Et avec vous.
Un beau projet, à vivre et à faire vivre !…
Tazou