Unisson...

Publié le par Phin

 

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En ce premier jour de vacances (enfin pas tout à fait, n’ayant pas à me taper 750 km retour, les vacances ont commencé hier dimanche à 16h00, à peu prés), j’ai dropé les filles à l’école moi-même tout seul sous la direction avisée de la grande (ah bon ? tu passes par là ? tourne ici, à droite, là, à gauche, ici, c’est tout droit…) et me suis rendu au supermarché ensuite, du pas fier, décidé mais posé de ceux qui n’ont rien d’autre à faire. Liste en main. Ah ben si, je veux bien me taper les courses, pas de problème, je trouve même cela rigolo, mais liste en main, hein ? Non parce que je n’ai pas assez confiance en ma tête de linotte. Bref.

 

A vrai dire, une liste fastoche, rien de bien sorcier, avec tout plein de trucs comme d’habitude, du velours, je vous dis. Bon. Fallait bien que quelque chose boite dans cet enchaînement efficace et souple. Comme j’étais au supermarché à 8h14, et qu’il ouvre à 8h00, ce que je n’avais pas prévu, c’est que les rayons étaient en partie vides, le frais surtout, réapprovisionné le matin même pour maximiser leur temps en chambre froide, et prolonger ainsi leur fraîcheur, je suppose. Un peu inquiet, au début, je me voyais déjà y retourner cette après-midi pour y chercher le demi caddy de courses que je n’allais pas trouver, bordel… hum, je m’emballe tout seul ! Bref. Finalement, je m’en suis bien tiré grâce à la technique bien connue des ménagères matinales (y’en avait plusieurs, ce matin) : le y’en-a-pas-je-repasserai-dans-trois-minutes. Au final, inrayés sur la liste : une divine brique de soupe à la tomate (au rayon frais) et un paquet de pain de mie sans les bords.

 

Pas faute d’avoir combattu, je peux vous dire. Prenons l’exemple du pain de mie sans les bords. Emplacement vide. Damned. Misère. Enfer et damnation. Bidet. Armé de courage, je questionne la préposée au remplissage, mollement à l’œuvre, visiblement mal lunée, refusant de me dire s’il y en avait dans les cagettes qu’elle était en train de vider (j’ai pris son « oh ben, ch’ais pas môa » pour un refus). Mes multiples passages en rase-motte, si je puis dire, vu le tromblon, toutes les 4 minutes m’apprirent qu’à 9H22, heure de mon départ, il n’était toujours pas en rayon, le pain de mie sans bord (tout comme la soupe d’ailleurs).

 

Mais le plus extraordinaire n’est pas là. Il y avait un piège sur la liste, un piège oui, entendez un truc sollicitant, ô angoisse, une part de ma subjectivité, de mon libre arbitre : une brosse à dents pour elle. Ah. Merde alors. J’ai passé bien 5 à 10 minutes devant le rayon, me tâtant, me sondant, me tirlipotant le libre arbitre. « Souple » disait la liste. Ok. Mais quel modèle ? Avec les poils design ou en couleur ? Les poils en biais ou vers l’avant ? Avec un gratte langue intégré ou sur le dessus ou pas du tout ? Pffff. Et puis banzaï, j’ai fait confiance à notre Amour, à son Amour pour moi. Sans doute ne m’en voudra-t-elle pas (trop) si je choucroute le choix de la brosse à dents. J’en ai pris une, susceptible de lui plaire, et zou, un dernier petit tour au rayon des soupes fraîches et du pain de mie sans croûte, toujours rayons vides, je filoche.

 

Arrivé à la maison, je range les courses, et tout et tout, bien comme il faut (non Mesdames, trop tard, la fée du logis qui sommeille en moi et qui se livre ici en ces lignes a désormais le cœur pris). Et je file à la salle de bain ranger la brosse à dents, non sans mal parce que le supermarché en question, pour éviter la fauche, n’a rien trouvé de mieux que de ligoter le paquet avec 12 km de scotch. Bref. Et là, dans la lumière fade de cette salle de bain, je me suis rendu compte que j’avais choisi la même brosse à dents que celle en usage, la même tout pareil (photo à l’appui). Tout debout, dans la solitude de cette salle de bain déserte, j’ai su une fois de plus qu’on s’aimait !

 

Ah l’Amour ;-)

 

Phin.

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Publié dans Mieux vaut en rire...

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V
<br /> Non, non, je ne dors pas sur Obsédés textuels, je suis en train de bosser sur mon laptop avec l'outlook ouvert et je suis avertie quand on répond à mon commentaire, voili voilou !<br /> Et je suis contente de pouvoir faire mes remarques parce que c'était la disette votre blog depuis un moment alors je profite depuis quelques jours !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Oui, on a eu un petit coup de e-mou ;-) Qui va sans doute durer un chouillas, la vie réelle nous hapant allégrement, le boulot, les préparatifs du déménagement, le<br /> scrap (por Tazounette), bref, tout ça quoi... Mais l'on n'oublie pas ce blog, on n'oublie pas les mots, on n'oublie pas le plaisir que l'on a à dire, évoquer, jouer... Nous sommes fidèles au blog<br /> ;-) c'est juste la vie qui impose parfois son rythme, mais ça reviendra, on aime trop ça ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> C'est bien pour ça que j'ai parlé d'images subliminales, toi, tu ne la "vois" pas la brosse à dent, mais ton cerveau enregistre, et pouf, tu crois que tu choisis telle brosse à dent blanche et rose<br /> mais en fait, c'est celle que tes yeux ont envoyée à tes neurones sans que tu le saches. C'est le principe de la chose mister anti-Taz.<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> ;-) Ouch... Surpris par la vitesse de réponse à la réponse ! Tu dors sur le blog ?? Euh, bon. Oui. Alors si on en est à invoquer le subliminal, là, moi, je n'y peux<br /> rien... Je m'incline. Cela rejoint même ma conception des choses ! La chercher, même inconsciemment, dans tous les éclats du monde, cela me va ! Ado ? Soit ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> Ouais ... Moi je pense surtout que ce serait une vraie preuve d'unisson si c'était dans ta supérette à 750 km de là que que tu l'avais prise.<br /> Là ça veut juste dire que vous avez succombé à un packaging, un emplacement dans le rayon très bien étudié.<br /> Ou que, comme tu observes sa brosse à dent à chaque fois que tu te brosses les dents/laves les mains/rases le week-end, tu l'as reconnue sans t'en rendre compte, une sorte d'image subliminale.<br /> Bref, rien d'extraordinaire en somme.<br /> Ah ces adolescents amoureux, toujours prêts à voir des signes partout ;-))))))<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Je veux bien concéder une même sensibilité qui nous fait pencher vers la même brosse à dents, soit. Et je veux bien concéder que cela aurait été plus fort à 750 km<br /> de distance, soit. Mais bon, je ne dis pas tout. Les SMS dans la même seconde, les mails se croisant et posant les mêmes questions, ses SMS me demandant si ça va pile au moment où ça ne va pas,<br /> etc, etc, etc... Je n'y vois aucun signe, je suis matérialiste et ne crois pas à la magie, mais j'aime assez que nos systèmes de valeurs, si proches sur le fond, produisent des moments identiques<br /> malgré notre différence de forme (Taz et anti-Taz, pour ceux qui ne l'auraient pas deviné).<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Mais par contre, c'est bien mal connaître les hommes  ;-) - je ne suis qu'un homme comme un autre - que de supposer qu'ils mémorisent par le détail la brosse à<br /> dents, le peigne, la brosse, le dentifrice, la marque de savon ou de conton démaquillant, la marque du thermomètre (hyper glam' le themomètre), les maquillages ou les parfums, quand ils sont dans<br /> une salle de bains !! Déjà, mais tu ne pouvais pas le savoir, je suis de la race des déambulateurs, quand je me brosse les dents (bon, certes, pas quand je me rase, mais je me rase si peu pendant<br /> le week-end que cela ne compte pas). Et puis si, il est vrai, je peux avoir l'oeil vague et l'air absent, si ma mémoire est occupée, ce n'est pas, je peux le jurer, par des exercices<br /> mnémotechniques pour retenir la marque de la brosse à dents... non non non... mais bien plutôt par... oui, enfin bon, voilà quoi. Et dans ces rêveries là, sa brosse à dents est, comment dire,<br /> loin, trés loin du podium ;-)<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> Si c'est pas trop mignon ça ! Pas le choix de la brosse à dent, le fait de s'émerveiller dudit choix !<br /> Une fée du logis fleur bleue ... punaise, quel changement pour Tazounette !!!!<br /> Comme quoi, faut jamais désespérer !<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> ;-) Bon, y'a un chouillas de second degré, hein ?! En fait, c'est une façon marrante de parler des unissons qui nous arrivent si souvent, ayant les mêmes mots à la<br /> bouche, les mêmes pensées, les mêmes intentions, dans la même fraction de seconde... pour des domaines autrement plus romantiques que celui-là ;-) Je ne sais pas trop comment cela marche. Je ne<br /> crois pas à la télépathie, ni à l'absence de mot pour communiquer... mais je penche plutôt pour des fonds identiques, et des formes variables... sorte de partage des valeurs essentielles qui fait<br /> qu'en de pareilles situations, nos réactions différentes sur la forme nous amènent au même endroit, à la même conclusion, au même fond ;-) Et j'adore ça ! Et j'aime assez que cela n'épargne aucun<br /> domaine, même la brosse à dent (pour les autres domaines, chut, c'est soit cochon soit l'objet pourquoi pas de futurs articles (ou les deux !!)) !<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> mais rho, mais tu n'as pas osé montrer ma brosse à dents usagée. Quand même !!!! ;o))<br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> Ah mince ! Euh, trop tard. Bon, ben je te paierai des royalties, si tu veux hein ? Ok ? Euh, en bon français qui se respecte, n'ayant pas une once de liquide sur<br /> moi, ce sera en nature. Ca pose un souci ? ;-)<br /> <br /> <br /> <br />