Un moment de paresse...

Publié le par Tazouphi



C’était une fin de journée paresseuse.

 

J’avais découvert son univers depuis peu. Son lieu de vie. Ses meubles. Ses tableaux. Sa peinture. Ses goûts.

 

Si proche des miens... Comme un écho d'ambiance feutrée et de confort... En entrant là, je me suis tout de suite sentie bien, à mon aise. Et pas seulement parce qu’il m’a immédiatement porté dans cet immense lit dont il m’avait déjà parlé…

 

Au gré de tant de conversations bruissantes des cliquetis de nos claviers, qui, à distance, se répondaient si aisément…

 

Tout de suite nous avons pris nos marques dans ce lit, pour moi, si démesuré.

 

Je me souviens d’une arrivée tardive autant que torride…

 

D’un lendemain qui avait contenu une longue ballade dans cette ville de ce qui fut LA rencontre décisive... Cette ville du nord que j’aime entre toutes et qui pour moi n’a rien à envier aux plus belles plages de la côte, ou mieux encore à cette capitale qu’on nomme communément la « ville des amoureux ». Oserai-je affirmer que ma ville des amoureux n’est pas celle que l’on croit ? Qu’elle y regorge de beffrois, qu’on y mange des gaufres vanillées à s’en étourdir, et qu’il peut y pleuvoir, sans qu’on en soit gêné ou déçu ?

 

Oui, j’ose…

 

J’ai eu ici ma balade mouillée la plus romantique qui soit… J’y ai eu ici des premières secondes de contact inoubliables, lorsque des mains timides ne voulaient que se rejoindre… Sans oser troubler. Attendant, certains tous deux que cet instant ne tarderait pas... Je tairai aussi la connotation érotique de ses parkings… N’exagérons pas le trait… Vous ne me croiriez pas…

 

Nous étions rentrés en milieu d’après-midi. Je ne me sentais pas très bien, à vrai dire… La fin d’après-midi fut reposante, légume couvert d’un plaid sur un canapé d’un confort exquis.

 

Puis, en guise d’apéritif, nous nous sommes dirigés vers la chambre. Il m’a ôté le haut et m’a allongée sur le ventre et ses mains se sont mises à virevolter. Je me souviens de la chambre, sombre. Où ne filtrait que la lumière du salon... Du silence de soirée de fin d’hiver, froid, nuageux.


De la froideur du gel déposé au bas de mon dos.

 

Puis j’ai fermé les yeux, cherchant la détente à outrance…

 

Il est pour moi une certaine difficulté à me détendre. Je suis faite de tensions, des plus minimes au plus importantes, ce sont elles qui me tiennent debout.


Ces tensions qui se distendent et s'estompent enfin depuis que nous partageons cette égalité parfaite, ce "nous" inimmittable… Comme si enfin, là, en sa présence,  depuis ce nous, il m'était donné de pouvoir être imparfaite... Parce qu'il n'attend rien de moi, comme je n'attends rien de lui...

 

Alors, inerte sur ce lit que je découvrais nouvellement, Ses mains ont commencé leur ballet le long de mes muscles, de mes vallées, de mes creux et courbes diverses. J’ai mis du temps à me détendre. Toute crispée que je suis d’ordinaire...

 

Plus Ses mains gorgées d’huile couraient le long de mon dos puis de mon ventre et mes seins, plus je suivais mollement Ses gestes enchanteurs… Goûtant au divin de Ses caresses expertes, pas tant dans le  massage, que dans leur goût sans cesse renouvelé qu'elles ont de me parcourir. Et je sens cette soif constante, cet appétit de caresses, de voluptés, de sensualité à offrir autant qu’à recevoir.

 

Je la sens inextinguible. A l'image de la mienne.

 

J’aurais voulu que le temps s’arrête. Que les mouvements se répètent indéfiniment pour étirer encore et encore ces exquises palpitations. Ma peau s’abandonnant sous Ses doigts glissants, toute étourdie que j’étais.

 

Goûtant à cette volupté des peaux qui se mêlent, se frottent, se touchent, se reconnaissent et ne se lassent pas, j’ai eu l’impression que ce massage durait des heures. Que ma peau était une continuation de la sienne. Différente et pourtant jumelle de sensations, de ressentis, comme elles le sont constamment, en vérité. Différentes et pourtant si similaires dans leur façon de ressentir, de donner sans compter et dans leur façon de recevoir, humblement, comme un précieux cadeau chaque seconde tendue par l’autre et d'une fragilité telle qu'on aurait peur de le briser d'un souffle…

 

Ensuite, je me suis endormie repue. De bien-être, de détente exquise.  Avec une délicatesse infinie, Il m’a déposée sur une serviette éponge puis il a refermé la couette sur moi et m’a laissée dormir ainsi, continuant la torpeur initiée de ses mains, dans le silence des gestes, cette perfection du repos débarrassé de toute tension physique. Lorsque la conscience, le corps enfin léger, lâche prise.

 

Et j’ai dormi un long moment ainsi.

 

Par intermittence, je soulevais la paupière et Il était là, accroupi près de moi, profitant du regard, de cet abandon auquel Il assiste régulièrement depuis le début de notre histoire, le sommeil me prenant parfois dans des endroits plus qu’incongrus.

 

Il vacquait en cuisine, préparant ce repas que nous prendrions quelques instants plus tard et, entre chaque tache que la cuisine imposait, il revenait veiller sur mon sommeil.

 

Tel un ange gardien... Une force tranquille...


Dont le coeur, le regard et les paroles demeurent à tout instant aussi doux et léger qu'une plume...

 

Laissant mon coeur si souvent ému, si souvent bouleversé d'avoir trouvé en Lui, cette confiance, cette quiétude que je pensais l'apanage de croyances surranées et farfelues, en aucun cas écho d'une réalité possible. Encore moins avérée...

(soupir)




Tazounette 

 

 

 

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C
J'ai exactement la même sensation ave cmon Amoureux... l'impression que seules ses mains sont capables de me détendre complètement lorsque je suis tendue ou stressée...
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T
<br /> <br /> C'est une sensation magique que de savoir que seul l'Autre peut nous apaiser. J'aime finalement mes tensions de la semaines et sentir, juste lorsqu'il passe la porte<br /> qu'elles s'estompent et disparaissent, simplement parce qu'il est là, Lui.<br /> <br /> C'est un grand mystère et une grande joie lorsque l'Amour prend cette dimension-là...<br /> <br /> Merci, C, pour ta fidélité à nos pages ! ;o)<br /> <br /> <br />