Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 08:00

 

Apple-iPod-black-w.jpg

 

Il m’a fallu plus d'un an, et les significatives promotions amenées par la sortie d’une nouvelle génération d’appareil, pour consentir à l’achat, pour mon seul usage, d’un iPod. Il y a eu déjà, pendant des mois, la lente acquisition des renseignements suffisants pour porter mon choix : mp3 contre format propriétaire (six mois au bas mot de débats contradictoires in petto et néanmoins soutenus), foisonnement des technologies et des qualités contre marque réputée, 8 contre 80 Go ? Puis il y a eu le saut, un beau jour, sans que je sache vous dire exactement ce que ma réflexion avait de plus murie que la veille ou l’avant-veille, avec, me battant les tempes, le sentiment de faire une folie. Le sort même, mettant à l'épreuve ma fragile détermination, il m’a même fallu batailler et faire deux magasins, le premier n’ayant que le silver et moi, ne voulant que du black.

Et la première mise en route fût impatiente mais consciencieuse, quasi religieuse : le moment était venu de faire de cet objet de technologie le compagnon inséparable de mes longues heures perdues, l’antidote polymorphe et abondante à l’ennui, sorte de boîte aux trésors amassant les petits objets dont est aimé le pouvoir d’évocation, sorte de pharmacopée portative de l’âme.

 

Des chansons, à l’éclectisme confinant au sublime (songez que Jean Ferrat côtoie Lorie, Norah Jones se frotte à Trust et The Platters précède Elsa) et s’étoffant encore, lentement, au rythme des ajouts patients entre nostalgie et jeunisme.

 

De la philo. J’ai la fierté d’avoir, datées et fidèlement nommées, toutes les conférences de MichOnf, plus quelques émissions, dessinant pour moi une passionnante contre-histoire de la philosophie, que j’écoute et ré-écoute, sans lassitude, comme on écoute un maître, un vrai maître, qui sait me donner envie d’aller voir par moi-même – sans lui, je n’aurai jamais lu Nietzsche (belle rencontre) ou Clément Rosset (nul), et quelques autres encore comme Montaigne, Derrida, Sweig.

 

De la culture. Raphaël Enthoven y voit également ses émissions podcastées, comme autant de poires pour la soif : au milieu de ses émissions quotidiennes sur France Culture, toujours érudites, mais pas toujours passionnantes, se cachent des instants sublimes, de philosophie, de littérature, d’art, avec ce ton particulier qu’il sait y mettre, soignant les mots avec tant de soin qu’on lui pardonne un maniérisme un peu précieux.

 

Des curiosités. Quelques émissions captées de-ci de-là, interviews ou débats, attendent paisiblement : Derrida ici, Michel Foulcaut là, instants sonores, moments de bravoures, juste pour là encore se faire une idée par moi-même, quand l’humeur m’en vient. Au titre des curiosités, je fouille le Net à la recherche des conférences d'Alain Decaux, dans ma quête du écouter utile.

 

De l’anglais. L’anglais a aussi sa part belle, avec trois ou quatre méthodes, des bases au perfectionnement, et quelques cours audio joignant l’écoute de la langue anglaise à l’apprentissage de la self-motivation ou du time management, jusqu’au roman « Sherlock Holmes » de Conan Doyle, en version originale, si difficile, soyons honnêtes, pour mon anglais de cuisine.

 

Et puis il y a les livres.

 

MyiPod.jpg
Les livres audio. En langue française. Avec une préférence pour les morceaux de bravoure, comme si ma conscience se sentant coupable de ne pas « lire », avait besoin de compenser en s’attaquant ainsi à des textes ardus ou réputés « sacrés » qu’elle n’aurait jamais abordé, plus passionnée de philosophie, d’idées et d’échos d’âme que d’histoires, de personnages et de lieux… Le livre audio, c’est pour moi l’immensité de la littérature réduite à ce qu’elle a de plus grand pour moi, la maîtrise des mots, sans la lourdeur d’une lecture compliquée de faits, de descriptions, de personnages, et j’en passe. Ainsi, Hugo, Zola, Flaubert, se réinvitent à ma curiosité, et me montrent alors pourquoi on les dit grands… Anna Gavalda est également épinglée au tableau de cette collection, écriture sans doute moins monstrueusement hors du temps, mais également efficace et rythmée, inventive et nette, laissant en marge des histoires et des personnages, de la place pour le jeu des mots. Le parfum de Patrick Suskind répond à la gourmandise de Muriel Barbery,  ne déméritant pas, en voisins des grands, sur l’étagère de mon i-bibliothèque. Une bibliothèque portative où Proust, même, enfin,  tient également son rang, monstre sacré à la réputation de sommet, qui se livre, simplement, sublimement révélé par la lecture inspirée d’un André Dussolier tout attaché à donner à ces textes leur juste place.

 

Mû par l’honnêteté, torturé par la nécessité de trouver une chute à ce long article rasoir, et travaillé pour l’horreur que serait pour moi le fait de paraître plus beau que je ne suis, je confesse également, dans les secrets d’un répertoire, à l’écart de yeux indiscrets, un film ou deux, bon oui, peut-être trois ou quatre, en tout cas moins d’une demi-douzaine, à caractère « animalier », sans quoi cet iPod n’aurait pas été tout à fait le mien ;-)

 

Les courageux ayant lu jusqu’au terme ce billet se demandent sans doute, à bout de force, pourquoi cet article, figure ici, sur ce blog amoureux ? A supposer déjà que cet article fût nécessaire, ce qui n’apparaît sans doute pas comme une évidence à tous, quelle(s) raison(s) me pousse(nt) ?.

 

Cet iPod, c’est mon opium, ma patience, mon sablier, capable de plier le temps et l’espace, et de rendre supportable les longues heures qui me rapprochent ou m’éloignent d’elle. Cet iPod, c’est aussi une fenêtre sur moi par laquelle elle se penche, avec toute sa bienveillance, riant de mon éclectisme sans pour autant juger ou trier. Cet iPod, c’est aussi la musique que je branche sur ses haut-parleurs, nos danses, les danses avec ses filles, moi qui ai une sainte horreur de danser, sinon à ses bras. Cet iPod, c’est l’explosion des mots, invités à peupler notre jardin d’Epicure, sans retenue. Cet iPod, c’est un peu nous, partageant l’écouteur pour terminer « Le Parfum », sous la couette. Cet iPod, c’est une façon de vivre les mots, mes mots, nos mots. Cet iPod, c’est la perspective de centaines d’heures d’écoute, unis dans le temps et dans l’espace, ne pouvant réprimer ma main qui la cherche, ne pouvant cacher mes transports induits par le texte, prenant comme un bijou précieux chacun des siens… Affronter l'âme nue sans pudeur puisqu'en sa compagnie, les beaux textes, et, trésor précieux être là pour entendre craquer son âme quand le texte le cueille et quand elle pleure « parce que c’est beau » !

Phin.

Publié dans : Plaisirs de lecture - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 08:45



Nos gourmandises ayant d'autres modalités que le "simple" quotidien et notre plume ayant besoin de se dégourdir de bien d'autre(s) manière(s), nous vous proposons quelques exercices de style que vous pouvez choisir de lire ou de passer selon l'humeur de l'instant. Nous savons bien que cette dernière peut se révéler capricieuse face aux (in)avouables coquineries qui seront dites dans ces pages. Quand vous serez prêts à les découvrir, cliquez-ici.



Taz&Phi.

Publié dans : TazouphiX - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 08:00

 


DeposeDOngles
Juste en échos de l'article de Tazounette sur ses faux ongles ;-)


Phin.


Edit du 16/02/2010:
A la demande de Virginie, cf commentaires, vous pouvez désormais cliquer sur le dessin pour l'agrandir et zyeuter les bulles ;-)
Publié dans : Mieux vaut en rire... - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 08:00

 

fée



Nous étions tous les 4 dans le salon. Mes filles habillées en princesse. Le Père-Noël ayant déposé aux pieds du sapin belge deux magnifiques parures, une petite Clochette, et une grande Belle, souvent, le week-end, elles nous demandent, les yeux brillants de convoitise, si elles peuvent endosser leurs parures…

 

Le temps était disons maussade, temps typiquement belge où il ne fait pas bon mettre son nez dehors. Nous avions fini nos grands travaux artistiques, deux posters en 3D (trois épaisseurs) de Clochette et de Blanche-Neige, les doigts engourdis d’avoir trop appuyé sur des tubes secs de paillettes colorées… Et mon Phin a branché son I-pod sur le son home-cinema. Les petites dessinaient encore. Et j’étais oisivement assise dans le canapé, couvant du regard mon petit monde qui s’agitait autour de moi. Moirant notre intérieur de reflets de satin rose et vert d’un côté, jaune de l’autre…

 

All by myself entamait ses premières notes. J’étais en train de penser que ce serait mignon que mon géant de Phin invite à danser notre mini clochette aux boucles de coquillage (dixit ma petite)… Il faut croire que je ne me suis toujours pas faite à nos unissons. Nos sensibilités si jumelles qui font que l’idée de l’un devient réalisation de l’autre, sans aucune concertation préalable, signe d’une harmonie et une magie rares.

 

Il a donc présenté sa main à la mignonne petite fée qui s’appliquait, sous le regard de sa grande sœur, à ne pas dépasser du trait… Mini princesse croquignolette oblige, voilà mon géant tout sucre qui attrape la petite fleur rose et verte et la met délicatement dans ses bras, contre sa poitrine, place qui m’est en général octroyé pour un abandon et une mise à l’écart immédiate de mes soucis hebdomadaires ou quotidiens. Refoulant la semaine écoulée aux calandes grecques de ma mémoire pour naître au week-end à venir. Là, juste à cet endroit, où, la tête reposée, je me sais un instant hors du monde, au plus près de Lui, comme une réappropriation de nos centres, goûter le paradis…

 

Toujours assise dans mon canapé je regarde mes deux amours si contrastés en taille et si abandonnés à l’instant de tendresse, tous les deux blottis, les deux petits bras de ma poupée peinant à faire le tour de son cou. Son visage perdu dans le col de sa chemise, je ne voyais de ma puce que ses deux bras tendus, sa chevelure coquillage roulant sur ses épaules, les jambes et pieds ballants du manque de support et les vagues ondoyantes de sa robe de fées. Je sentais son sourire. Je sentais sa fierté. Et j’étais émue de cela…

 

J’ai fondu. Immédiatement et irrémédiablement liquéfiée par cette image d’une douceur et d’une tendresse toute de spontanéité et de naturel.

 

Je l’aime de leur offrir de tels instants. Des instants pour la petite. Des instants pour la grande.

 

Et je sais que ces instants-là, sont aussi pour lui.

 

Et je l’aime de prendre sa place ainsi.

 

Cette place qui est pour lui. Au cœur de notre trio où j’ai choisi qu’il soit, all by myself.

 

Lui et personne d’autre. Parce que c’est Lui, mon Autre…



Tazounette

Publié dans : L'autre vu par... - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /Fév /2010 08:00



Nos gourmandises ayant d'autres modalités que le "simple" quotidien et notre plume ayant besoin de se dégourdir de bien d'autre(s) manière(s), nous vous proposons quelques exercices de style que vous pouvez choisir de lire ou de passer selon l'humeur de l'instant. Nous savons bien que cette dernière peut se révéler capricieuse face aux (in)avouables coquineries qui seront dites dans ces pages. Quand vous serez prêts à les découvrir, cliquez-ici.



Taz&Phi.

Publié dans : TazouphiX - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 08:00

Les-WC.jpg
Affronter les contrariétés et les attentes du monde est un vrai défi quand on a comme A*, la fille aînée de Tazounette, quatre ans « et demi », et une sensibilité aigüe capable d’une amplitude extrême. La dernière crème dessert qui lui échappe au bénéfice de sa sœur, le jouet prêté à regret et qui tarde à être rendu, ou simplement l’insistance justifiée de sa maman pour finir son assiette sont autant d’occasions anodines qui font monter en elle une émotion qui la déborde. Faute de mots pour le dire clairement, faute de temps dans l'instant pour trouver ces mots qui montent moins vite que l’émotion, des gestes maladroits ou des larmes prennent le relais.

 

Alors quand il s’agit de parler à Papa, à ce Papa qui n’est plus là et qui a laissé une peur animale de l’abandon, à ce Papa qui n’appelle pas quand il dit qu’il appellera, mais qui appelle quand lui il peut, quand il y pense, quand il a le temps, selon des règles obscures pour cette petite fille au temps si court, borné par hier et demain, alors cette même émotion monte brutalement et vient habiter le corps et l’esprit de cette petite fille, produisant des effets désordonnés et, à n’en pas douter, une souffrance de trop d’émotions. Quelques mots lointains ou désintéressés, pour couper court et abréger le débordement, un air distrait, ou quand l’émotion n’est pas montée trop trop fort, des tentatives pour raconter, des débuts de phrases jolis et bien tournés, et des fins de phrases, des suites d’histoire incompréhensibles, détournée qu’elle est d’elle-même et de son histoire par le souci qu’elle a de répondre à l’attente de son interlocuteur.

 

Comme si le lien avec l’autre, ce Papa qui téléphone, valait plus, à ses yeux, qu’elle-même et ce qu’elle pourrait dire d’elle-même. Comme si les mots ne suffisaient pas à contenir ce qu’il y avait à en dire. Comme si raconter ses petits moments de vie étaient hors de propos en regard de ce qu’il y aurait vraiment à en dire, au fond d’elle-même.

 

Cette hyper-sensiblité étant atavique, de mère en fille, sous différentes modalités d’accommodation selon l’âge et les générations, la maman n’a pas tardé à détecter le souci, et avec ce cœur qui lui sert d’yeux pour voir ses filles, elle est allée chercher le moyen de dénouer cela, proposant quelques règles ou jeux simples. Oser appeler son Papa quand on le souhaite, pour faire face à son envie. Préparer son appel (reçu ou donné) en faisant le point sur les évènements d’aujourd’hui ou d’hier. Raconter à blanc, à Maman. Et faire monter du coup avant, en un pic hors appel, cette émotion, s’y habituer, l’apprivoiser, et faire qu’elle batte aux tempes sans pour autant paralyser, le moment venu.

 

Plutôt que de lutter, fuir ou refouler, oser l’assumer, apprendre à faire avec, et apprendre à devenir ce que l’on est, en paix, sans honte, sans fuite.

 

Et cette Maman, parfaitement dans son rôle de tuteur, qui grandit avec la plante dont elle assure la croissance, et qui, sans renoncer à ses exigences, nécessaires, trouve une voie pour ses filles vers le haut, vers demain, vers soi, m’éblouit.

 

Faire pour ses filles ce que l’on n’a pas fait pour elle.


Phin.

Publié dans : L'autre vu par... - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 08:00



La même photo, la même gourmandise, les mêmes armes, les mêmes envies de dire en attendant de faire, mais deux propositions. A l'image de ce qui nous fait, chacun réussissant à être l'autre de l'autre, tout en étant différent. Bien sûr, la règle reste la même: nous proposons et c'est à vous de choisir de lire, ou de passer, selon l'humeur ;-)

Cliquez ici pour le billet de Tazounette.
Cliquez ici pour le billet de Phin.


Taz&Phi
Publié dans : TazouphiX - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /Fév /2010 08:00



RetourDeVacances anglaisesL’échange des petites avait lieu un soir dans le parking froid d’une résidence de standing, donnant l’occasion d’une situation surréaliste comme la vie sait les faire naître d’un rien. Imaginez déjà, le Papa et la Maman des filles, forcément, ensuite, la fiancée du Papa (celle qui reste – l’autre étant en quarantaine punitive pour infidélité (relire la phrase plusieurs fois, elle est subtile et drôle, en fait !)), le fiancé de la Maman (ma pomme, mal à l’aise d’avoir à côtoyer celui-qui), les filles en pyjama et enfin, les doudous, empoignés par les oreilles, et balayant la dalle de béton lissé de leur petit corps de tissu éponge élimé.

 

Un vieux reste d’éducation prend le dessus, et quelques sujets de conversation viennent entre les meneurs de jeu pour habiller le moment de banalité, plutôt que d’un silence pesant. Les seconds respectifs piochent également dans leurs bonnes éducations respectives pour surmonter leur vague sentiment de ne pas être à leur place, ici, et pour se rappeler que la règle principale, pour tenir une conversation, est de ne pas répondre bêtement « oui » ou « non », mais d’enrichir la réponse pour que l’interlocuteur qui a la politesse de mener la conversation, puisse à son tour rebondir, et que le tout prenne une tournure naturelle qui permette à chacun de sauver la face. Faire du bruit pour ne pas sentir l’incongruité. Bref.

 

La conversation polie file donc doucement, sur la météo, notre temps de route, l’état de fatigue ou de forme des petites, leurs espiègleries et leurs occupations durant le week-end. Et là, d’apprendre que l’aînée, dont ni sa Maman ni moi ne doutons de l’éveil, a regardé la vie des Tudors sur la BBC, en anglais, donc. La première surprise passée, soit.

La bonne règle suscitée nous amène donc à essayer de trouver des raisons à cette vérité dont il serait inopportun de douter, et même si nos propres hypothèses nous semble autant hasardeuses que capillotractées, nous voilà à disserter sur le probable attrait des robes de princesses et de rois, pour cette petite fille francophone - pieux mensonge en vérité, confit de politesse, puisqu’il y a fort à parier que si le docu-fiction était bien fait, et à n’en pas douter il l’était, gage de la BBC aidant, les costumes n’avaient sans doute rien à voir avec celui de Cinderella before midnight (in english). Déjà embarrassé d’avoir à broder aussi lourdement sur ce surprenant engouement que le bon sens commun attribuerait plus simplement à la facilité de se laisser bercer par cette hypnotisante boîte à images (pour preuve la passion à bouche bée de cette même petite fille pour le sino-britanique karaoké kitsch du bouiboui chinois belge qui nous ravitaille après ou avant les courses), nous voilà promptement corrigés : en fait, non, l’aînée aime l’anglais et a tout écouté attentivement.

 

Ah.

 

L’histoire retiendra que la conversation a glissé sur le sujet suivant, par politesse, laissant ses certitudes à ce Papa magnifique.



Phin.

Publié dans : Mieux vaut en rire... - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 14:00


O'malley

Je ne suis ni une fanatique, ni une addict des séries télévisées.

 

Je pouvais rater 4 épisodes de Friends sans que des boutons ne me poussent sur la face, sans que je ne devienne hyper désagréable ou au contraire entrer dans une crise d’hystérie quelconque.

 

Je ne suis pas raide dingue des Desperate Housewives. Elles ont même tendance à me gonfler sévère. A part peut-être la mère de 4 gosses qui me fait sacrément marrer, sauf que bon, je ferai un tour par chez elle, ses moufflets prendraient quelques mandales histoire que ça tourne rond dans leur maison…

 

Je ne supporte pas les NCIS. Encore moins  The mentalist , je crois que celle-là c’est pire que tout.

 

Celles que j’ai préférées, je les compte sur les doigts de la main. Plus jeune il y avait  Hartley, cœur à vif. Si, si je n’ai pas honte. On se foutait dans le canap’ avec mon fréro et ma mère, manquaient que les ch*pster et c’était top moumoute… De bonnes années, quoi !

 

Dans le même genre, y’avait  Melrose Place. Mais bon, je n’avais pas la téloche quand j’étais étudiante. Et puis à la maison, à cette heure-là, c’était plutôt l’heure des devoirs… Donc les épisodes vus étaient rares… Le vendredi, quand mes parents avaient la bonne idée de sortir tôt…

 

Puis  Profiler. Celle-là j’adorais. Parce qu’il faut le savoir, je suis une fanatique des tueurs en série. Pas tant de ce qu’ils réalisent, je m’en tamponne, mais de ce qu’il se passe dans la tête de ces gens-là pour en arriver là. J’aurais aimé être profiler… Sûrement parce que mon empathie et ma compassion ne s’embarrassent pas de la morale. Elles sont. Point. Je n’ai pas regardé souvent, car chez mes parents, M6 était la chaîne qu’on captait moyen. Campagne oblige… Ou alors c’était trop tard, et comme c’était le samedi, en général je sortais avec les potes, enfin… A l’époque où j’avais des potes…

 

Y’a eu aussi  Medium, que j’aimais bien, mais sans plus. Patricia Arquette, j’ai toujours bien aimé.

 

Après, y’a les inavouables, que je n’avouerai même pas sous la torture que sont  La petite maison dans la prairie  et  Dr Quinn… Ouais mais c’est pour alimenter mes glandes lacrymales et les dérouiller un peu, juste voir si elles fonctionnent toujours bien… Pour la santé quoi ! Je vous rassure, avec ces deux séries là, c’est couru d’avance, aucune chance qu’elles rouillent…

 

Mais tout ça, c’est du pipi de chat, de la bouse de vache, du crottin d’ânesse… Comparée à THE série. Celle que j’aime et dont je suis littéralement tombée amoureuse…

 

Tadam !

 

Je veux parler de Grey’s Anatomy.

 

Alors là, ce n’est même pas du fanatisme (trop extrême), même pas de l’addiction (trop inconscient), c’est de l’adoration… De l’idolâtrie… Enfin, je raffole quoi !

 

J’aimais déjà avant que je dégotte mon amoureux (soupir).

 

D’ailleurs, si je me souviens bien, c’est sur une discussion à propos de cette série que notre jeu du chat et de la souris a commencé. La souris rêvant d’attirer le chat, qui lui-même lui tend le fromage et que la souris bigleuse, ne capte pas… Bref, c’était pas gagné !!!! mais c’est une autre histoire…

 

C’était un peu le coup du « vous avez vu Odile Deray », dans La cité de la peur, ladite avec gyrophare sur la tête, moult panneaux et qui répond à Chabat « Non, je suis le pape et j’attends ma sœur » et qu’il répond « Ah bon ! » et se détourne dépité… Un peu du même acabit, donc !

 

Et puis, depuis mon amoureux, c’est le panard ! Parce qu’il faut savoir que je ne suis pas du genre à me satisfaire de la programmation de nos chaînes de télévision, qui en jours festifs vous passent 2 pauvres épisodes de la série avant de vous faire poireauter une semaine avant la suite !

 

Non, mais faut pas déconner, on aime, oui ou non, merde ! Alors ?!?

 

Nous, on se les fait par 4 ou 5. Comme les Gran*la. Tu connais ces biscuits de la mort ? Tu ne peux pas imaginer avoir une pleine boîte et n’en manger que 2. Impossible. Je tiens les paris. 3 ou 4, voire la boîte, mais là c’est exagéré… Comme dit un philosophe qu’on aime tous les deux (MichOnf, pour les intimes) : « La mesure permet d’éviter la satiété qui engendre le dégoût. Trop avoir, tout avoir, ne permet pas une satisfaction simple ni sereine ». Donc 3 ou 4 c’est top !

 

On est gourmand ou on ne l’est pas !!! Et même 4 ou 5, quand il vient 2h du matin, qu’il est largement temps de se coucher parce que les filles le lendemain, elles se réveillent à 7h pour foutre le boxon, parce qu’elles s’en tamponnent qu’on ait regardé Grey’s. Et bien ! Malgré les impératifs, putain, éteindre la télé, c’est rude ! Dire « ok, pour ce soir ça suffit », c’est impossible, quoi ! C’est limite cruel de ne pas prendre en compte les familles des gens qui vont acheter les coffrets de DVD !

 

Putain ! Faudrait qu’il se crée des crèches pour fans de Grey’s. Un truc où tu laisses tes gosses tout le week-end pour être pénard pour regarder tous les épisodes en un week-end ! Tu vois, quoi ? Ouais, bon, pour le coup c’est la satiété assurée et c’est pas bon pour la satisfaction, sauf celle à court terme. La même différence entre un petit quickie, ou bon, pour les gourmands 3 petits quickie, et un week-end entier à faire que ça…

 

Après bon, oser finir une saison sur des trucs aussi palpitants c’est carrément inhumain ! C’est de l’ordre de la torture de masse ! Vous vous rendez-compte ? A la fin de l’épisode on a le souffle coupé, les larmes qui coulent jusque dans nos pantoufles, le caramel encore collé aux mollaires, la mastication en cours, la glace qui a coulé sur le pull qu’on est obligé de sucer en pestant, la couverture à moitié barré des genoux, la marque de la putain de fermeture éclair du pull de notre amoureux qui marque notre joue d’une balafre immonde et il faut qu’on attende pratiquement 1 an pour voir la suite ????????

 

Non mais là je crie au scandale ! Je n’sais pas, les scénaristes de tels succès, pitié. Faites 4 saisons à la fois, putain, qu’on ait de quoi se mettre sous la dent toute l’année !!!!

 

Non mais merde-là, y’a pas une pétition ?

 

Comment on va faire nous ?

Qu’est-ce qu’on va regarder maintenant, pour justifier nos bouffages de caramels ou de mini-magn*m à la framboise ?

 

Heureusement mon p’tit frère m’a parlé de Dexter, parce que devant The mentalist, ce serait du gaspillage !!!!!


;o))) 

 


Tazounette

Publié dans : Petits péchés, grands moments... - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 08:00

Neige_lendemain.jpg

Il a même été question, dans la leçon de choses, de penser à revenir voir demain si le bonhomme ne s'était pas envolé (sic)... Alors forcément, moi, loin, j'imagine* ;-)

Phin.


(*): ouais, ouais, je sais, je fais super bien les sacs Super U, trop la classe ;-)

Publié dans : L'autre vu par... - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés